Aujourd’hui, je prends la parole pour partager une expérience qui m’a profondément blessée, non seulement en tant que photographe, mais aussi en tant que femme entrepreneure.

J’ai postulé pour un poste de photographe au sein d’une entreprise qui recherchait une personne pour rejoindre son équipe. Après un entretien téléphonique, l’assistante de direction m’a informée qu’un événement devait avoir lieu et que la couverture de cet événement servirait d’essai afin d’évaluer mon travail.
J’ai accepté avec sérieux et enthousiasme, convaincue que cette opportunité me permettrait de démontrer mes compétences professionnelles.
Le jour de l’événement, on m’avait indiqué que celui-ci commencerait à 12h00. J’étais donc présente et prête à travailler. Malheureusement, l’événement n’a réellement commencé qu’à 14h et s’est terminé à 16h.
J’ai assuré ma mission avec sérieux et professionnalisme. Une fois rentrée chez moi, j’ai immédiatement commencé le tri et la retouche des photos. Avant même 19h, tout le travail était terminé.
J’ai alors contacté l’assistante de direction pour lui demander l’adresse e-mail à laquelle envoyer les photos. Elle m’a expliqué que comme nous étions un samedi, ils n’avaient pas accès à la boîte mail de l’entreprise et m’a demandé d’envoyer les photos sur son adresse personnelle. Ce que j’ai fait le samedi à 19h.
Après cet envoi, je n’ai reçu aucun retour de sa part.
C’est seulement le lendemain, dimanche à 11h, qu’elle m’a contactée pour me dire que sa responsable n’avait pas reçu les photos et m’a demandé de les renvoyer. Sans autre précision, j’ai alors envoyé les photos à l’adresse e-mail de l’entreprise.
Vers 14h00, elle m’a rappelée pour me dire que sa responsable affirmait ne toujours rien avoir reçu. Elle m’a alors communiqué une nouvelle adresse e-mail. Je lui ai expliqué qu’à ce moment-là, je n’avais pas d’électricité, mais que dès le retour du courant, je procéderais à l’envoi.
Dès que cela a été possible, j’ai renvoyé les photos sur cette nouvelle adresse. Cette fois-ci, elles ont bien été reçues.
À partir de ce moment-là, plus aucun retour.
Pourtant, j’ai constaté que les photos étaient utilisées sur Facebook pour la communication de l’entreprise.
J’ai attendu cinq jours dans le respect et la patience. Le sixième jour, j’ai envoyé un message poli pour demander un retour sur mon travail.
Aucune réponse.
Le lendemain, j’ai décidé d’appeler. Sa réponse a été : « Madame, j’ai pas vu votre message. Je vous répondrai quand je le verrai », avant de raccrocher.
Un jour plus tard, j’ai finalement reçu un message disant :
« Bonjour, j’espère que vous allez bien. Nous avons étudié les photos et elles ne sont pas à la hauteur de nos attentes. »
J’ai accepté leur appréciation, car chacun a le droit d’avoir son opinion sur un travail. Cependant, je leur ai répondu que si les photos n’étaient réellement pas à la hauteur de leurs attentes, pourquoi avaient-elles été utilisées pour leur communication ?
J’ai également demandé à être rémunérée pour le travail effectué, le temps consacré à la couverture de l’événement, aux déplacements, au traitement et à la livraison des images.
Depuis ce message, je n’ai plus reçu aucune réponse.
Aujourd’hui, plus de deux semaines se sont écoulées.
J’ai même contacté la personne qui nous avait mis en relation. Après avoir écouté toute l’histoire, elle m’a simplement conseillé de laisser tomber et de pardonner.
Mais au-delà de l’aspect financier, c’est le principe qui me blesse.
Ce qui me fait mal, c’est que nous entendons régulièrement certaines Femmes prendre la parole dans des conférences, des panels et des rencontres publiques pour parler de soutien aux femmes, d’autonomisation féminine et de solidarité entre femmes.
Pourtant, dans les faits, certaines femmes utilisent parfois le travail d’autres femmes sans leur accorder le respect, la considération ou la reconnaissance qu’elles méritent.
Je ne partage pas cette histoire pour créer un conflit ni pour attaquer qui que ce soit.
Je la partage parce qu’il est temps que nous comprenions que soutenir les femmes ne consiste pas seulement à faire de beaux discours devant un public.
Soutenir les femmes, c’est respecter leur temps.
Soutenir les femmes, c’est respecter leur travail.
Soutenir les femmes, c’est honorer sa parole.
Soutenir les femmes, c’est faire preuve d’éthique même lorsque personne ne regarde.
Mon travail a été réalisé.
Mon travail a été livré.
Mon travail a été utilisé.
Et malgré cela, je suis restée sans reconnaissance, sans explication claire et sans rémunération.
Le plus triste dans tout cela, c’est que cette histoire n’est malheureusement pas un cas isolé. J’ai vécu d’autres expériences similaires avec d’autres femmes occupant des postes de responsabilité. Certaines situations douloureuses que celle-ci.
Je partagerai ces autres témoignages dans les commentaires afin que chacun puisse comprendre pourquoi ce sujet me tient autant à cœur.
Si ce message vous parle, je vous invite à le partager largement. Non pas pour créer une polémique, mais pour ouvrir une vraie réflexion sur le respect du travail, l’éthique professionnelle et la manière dont nous nous traitons les uns les autres.
Parce que le changement commence lorsque les réalités que beaucoup vivent en silence sont enfin entendues.
Maximum de partage s’il vous plaît.
@Madame shoot
L’article Guinée:Au lieu d’être rémunéré,Madame Shoot s’est vue arnaquée par une organisation de la place … est apparu en premier sur News Quotidien.