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Guinée: Le DG de L’ORASPC , Moussa Tatakourou Diawara donne son point de vue sur la situation de L’OGP.

Guinée: Le DG de L’ORASPC , Moussa Tatakourou Diawara donne son point de vue sur la situation de L’OGP.

De la gouvernance des Établissements Publics : Réflexion autour des relations entre DG et DGA

Suite aux récents incidents survenus à l’OGP, marqués par la circulation d’une vidéo devenue virale, une réflexion s’impose sur la nécessaire cohésion au sein des directions générales. Cet épisode, aussi regrettable qu’il soit, porte atteinte aux valeurs de respect mutuel et à la culture administrative qui doit régir nos institutions.

La culture de la collaboration.

Dans l’exercice de mes fonctions, j’ai pu observer des exemples exemplaires de complémentarité. À titre illustratif, j’ai vu des directeurs généraux, soucieux de la synergie de leur structure, solliciter systématiquement leurs adjoints lors de mes visites. Dans d’autres cas, ce sont les DGA eux-mêmes qui assurent le lien entre la direction et l’extérieur. Je garde un souvenir positif du tandem formé par mon grand frère Sékou Oumar Camara (S.O.C) DGA et son Directeur Général Guillaume Hawing : un exemple de confraternité qui honore l’administration.

L’autorité et le respect des attributions
Certes, il peut exister des tensions interpersonnelles. Toutefois, l’intérêt du service public doit primer. Le respect d’un collaborateur repose sur deux piliers :

l’association et la responsabilisation.

Déléguer des dossiers, c’est donner à l’adjoint la capacité de travailler et de rendre compte.

Si l’on se réfère à la réunion entre le syndicat et la Direction Générale, l’exclusion du DGA semble juridiquement et managérialement inopportune. Le Directeur Général Adjoint n’est pas un figurant ; il est le second du navire, le responsable naturel de la gestion du personnel, et celui qui doit assurer la continuité du service en l’absence du premier responsable.

L’éthique administrative face à la communication de crise.

Convoquer ou laisser un DGA participer à une réunion stratégique n’est pas une option, c’est une exigence statutaire.

Pourquoi alors filmer sa présence ou son éviction ?

Qui l’a filmé ?

Quel intérêt tirer d’une publication rendant publique cette humiliation ?

C’est pour dire qu’il n’a toujours pas changé malgré tout.

Pourtant depuis la levée de suspension, il n’est plus venu sur la toile pour quoi que ce soit.

Je n’ai connu ces 2 cadres physiquement, mais évitons de tirer nos plaisirs dans l’humiliation des autres.

Au-delà du cas spécifique de l’OGP, une question se pose : comment le DGA pourra-t-il prendre la relève ou traiter un dossier sensible s’il est volontairement tenu à l’écart en amont ?

Le DGA n’est pas un citoyen ordinaire de passage dans les locaux ; il est une autorité constituée.

En cas de désaccord, les voies de conciliation hiérarchiques existent.

La stigmatisation publique, sous forme de vidéo, est une pratique aux antipodes des valeurs républicaines.

En conclusion, si la discipline au sein d’une structure est primordiale, la cohésion entre les deux têtes d’une institution l’est tout autant. La présence d’un DGA n’est pas une “option” : c’est la condition sine qua non d’une administration sereine et efficace.

Évitons de nourrir ces « bad buzz » qui ne servent ni le Chef, ni l’Adjoint, mais fragilisent l’image de notre administration toute entière.

Juste dommage.

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