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Trafic de drogue à la maison centrale: Sergent Arnold, un coupable idéal pour détourner l’attention

Par Abdoul latif Diallo

Sergent-chef Lamine N’Diaye, connu sous le sobriquet Arnold, garde pénitentiaire, a été interpellé puis déféré devant le parquet par la Direction centrale des investigations judiciaires de la Gendarmerie nationale pour introduction de drogue et d’objets prohibés à la maison centrale de Conakry.

On présente sergent -chef Lamine N’diaye dit Arnold comme le cerveau. C’est faux.

Arnold a été sacrifié pour protéger les véritables responsables. Le trafic de drogue à la maison centrale est organisé, structuré et supervisé. À sa tête , le régisseur Moriba Camara et le gardien-chef. Cela n’est un secret pour aucun pensionnaire de la prison.

Les faits sont clairs. Après l’extraction du commandant Toumba par les forces spéciales, la maison centrale a sombré dans le chaos. Portes fracturées, détenus dans la cour, intervention des gendarmes, des militaires du BATA et des forces spéciales. Des fouilles systématiques ont été menées. Personne n’a été épargné.

Dans cette confusion, le régisseur, qui détenait 10 000 dollars dans son bureau ainsi qu’une quantité importante de marchandise prohibée, a remis l’argent et la drogue au sergent Arnold pour les dissimuler et échapper aux contrôles. Lors des fouilles, les 10 000 dollars ont été retrouvés dans les sous-vêtements d’Arnold, accompagnés de la drogue.

Sous pression, Arnold a assumé. Il a protégé son supérieur après avoir reçu la promesse qu’il serait tiré d’affaire. Quand il a compris qu’il était abandonné, il a dit la vérité , l’argent et la drogue appartiennent au régisseur. À ce stade, les enquêteurs ont refusé de reconsidérer ses déclarations.

À la maison centrale, le système fonctionne comme un commerce organisé. Pour utiliser un petit téléphone, un détenu paie 300 000 GNF. Pour un téléphone Android, il paie 1 000 000 GNF. Pour un petit réfrigérateur 500.000 , 300.000 pour un ventilateur, et 3 millions pour être bien logé, Cet argent est partagé entre le régisseur, le gardien-chef et les chefs de couloir.

Chacun prend sa part dans ce système bien huilé.
Les détenus sont arnaqués, dépouillés de leurs biens, rackettés sans aucune retenue. Rien n’entre, rien ne circule sans paiement. Tout a un prix : téléphone, protection, circulation, tranquillité.

À la maison centrale, ce n’est pas une prison qui fonctionne, c’est un marché parallèle organisé au sommet.

Les téléphones présentés comme pièces à conviction sont ceux des détenus qui n’ont pas payé les quotas exigés.

Il faut arrêter de distraire l’opinion avec un coupable idéal. La responsabilité se situe au sommet de la hiérarchie pénitentiaire.

Si le régisseur et le gardien-chef faisaient correctement leur travail, aucune drogue, aucun objet prohibé n’entrerait dans la maison centrale.

On ne peut pas lutter contre un commerce que l’on contrôle soi-même.
Le pays mérite la vérité. Pas un sacrifice pour protéger un système.

Abdoul latif Diallo
Journaliste d’investigation
Très très indépendant

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